Namibie – Partie 2 – Perdus au milieu des dunes

5 – Swakopmund

Sur la route qui nous emmène à Swakopmund il y a une station essence immanquable dans le hameau de Solitaire. Un allemand est venu s’y installer pour pouvoir être tranquille et justement: solitaire. Il y a monté une petite boulangerie et a utilisé la recette du crumble aux pommes de sa grand-mère. Cette pâtisserie délicieuse a été victime de son succès, tous les touristes de Namibie passent et s’arrêtent ici; fini la solitude, l’étal est plein à craquer et le parking en plein désert ne désemplit pas.

IMG_0987
La station essence à l’ancienne à côté de laquelle la fameuse boulangerie s’est installée.

Nous dormirons à nouveau dans un camping en plein désert ce soir, au programme coucher du soleil, on commence à s’y habituer, puis un peu plus original, soirée à la lampe à huile.

Le reste de la route qui nous mènera à Swakopmund est magnifique; les paysages désertiques sont différents les uns des autres.

Nous voici à Swakopmund, ville côtière plutôt belle avec son allée des millionnaires, son centre colonial et son port actif. Contrairement au reste du pays il fait bon vivre, la température est agréable car en ce moment un vent chaud souffle du désert et pour quelques jours les nuits glaciales sont derrière nous.

Dès notre arrivée sur cette ville du bout du monde, on planifie une jolie sortie pour le lendemain. Départ de bonne heure pour “Pelican Point” en catamaran.

Curiosité du lieu, une poignée d’otaries sont familiarisées avec les bateaux de touristes et grimpent sur le catamaran pour recevoir des poissons. Elles sont majoritairement jeunes et en fonction de leur humeur on peut s’approcher plus ou moins. Ce jour là elles étaient plutôt joueuses et l’une d’elle a même surfé sur la vague provoquée par le bateau.

IMG_1321Expérience étonnante de pouvoir nourrir et caresser ces animaux sauvages. Nous avons également vu des dauphins du benguela, ce courant froid qui amène quantité de poissons sur les côtes namibiennes et rend aussi la baignade impossible (l’eau est à 16 degrés en moyenne toute l’année).

 

Nous avions prévu de continuer la journée sur les dunes de Sandwich Harbour, mais organisation africaine oblige, ils nous ont oubliés! Quelques coups de téléphone plus tard, nous voilà lancés à toute vitesse dans le 4*4 Defender pour rattraper notre 4*4 des sables. C’est le seul moment du voyage où notre propre engin ne pouvait nous emmener car la conduite sur les dunes requiert une certaine expérience et est assez impressionnante.

Malgré la conduite avisée de notre chauffeur qui conduit nus pieds, le véhicule tombe en panne et nous voilà embarqué avec le directeur de la compagnie qui réalise des photos marketing ce jour là. De dérapages contrôlés en descentes abruptes, il a une conduite très sportive et c’est décoiffant. Il nous propose de rester avec lui et ses photographes pour le coucher du soleil alors que les autres expéditions rentrent au port. Nous sommes seuls sur des dizaines de kilomètres de dunes, les ombres du soleil couchant changent le paysage constamment, c’est magique.

Reposé de nos aventures de la veille, nous prenons la direction de la “Skeleton Coast”, surnommée ainsi car nombre de bateaux s’y sont échoués pris dans les forts courants. Dans cette partie du pays, la brume est omniprésente et les vents forts en provenance de l’océan se rabattent sur le littoral. Bon en théorie car aujourd’hui le temps est magnifique On ne verra d’ailleurs qu’une épave car le reste de la côte est une réserve naturelle fermée au grand public.

A Cape cross, le dernier stop accessible avant la réserve naturelle, une colonie de plus de 650 000 otaries s’est installée. L’odeur est insoutenable ici, en plus elles attaquent dès que l’on s’en approche!

IMG_1767
Sur le chemin du retour on croise un petit chacal qui ramène un véritable festin à sa famille.

6 – A la rencontre des éléphants du désert

On quitte la région de Swakopmund aujourd’hui et notre premier arrêt sera à la mine d’Uranium de Rössing, la plus grande au monde. Malgré une heure d’attente dans le bureau de la communication il nous sera impossible de la visiter aujourd’hui.  On continue notre route vers le “Grosse Spitzkoppe”, un monticule de granit qui s’élève à 1 700 mètres d’altitude soit 700 mètres de plus que les plaines alentours.

C’est assez impressionnant de voir cet énorme bloc au milieu d’une étendue désertique toute plate!

Sur le retour on rencontre une famille de miniers qui récupère des pierres semi-précieuses dans les massifs alentours pour les vendre aux touristes. La population dominante ici se sont les Damaras. A l’époque de la domination allemande, les colons ont confinés les populations sur des terres délimitées pour chaque tribu et interdit les rassemblement de plus de 4 personnes afin que les alliances ne puissent amener à des rébellions. Aujourd’hui nous sommes donc dans le “Damaraland”.

IMG_1830
Dans un hameau qui semble abandonné, à des dizaines de kilomètres de la première habitation, ce tag parait irréel

Notre camping de ce soir, au pied des montagnes est entouré d’éléphants du désert. Sur notre emplacement il y a des traces de ces pachydermes qui sont passés une des nuits précédentes. Ce soir cependant ils ne nous réveilleront pas, c’est un lion qui passera dans le campement!

Ce matin nous partons donc avec un guide du lodge à la recherche des éléphants du désert. Ces animaux ce sont adaptés à leur environnement et peuvent évoluer 3 jours durant si nécessaire sans une goutte d’eau. Leurs pieds sont plus larges et leurs pattes plus longues, leur corps est plus petit que les autres éléphants d’Afrique. Dans le désert, les oryx et les antilopes aussi adaptent leur température corporelle qui peut monter jusque 47 degrés, ils régulent la température de leur cerveau uniquement afin de survivre à la chaleur et au manque d’eau.

L’après-midi on ira se balader quelques heures à la découverte cette fois de peintures rupestres, symbole de l’histoire et de la culture en Namibie; les peintures de la dame blanche. La légende dit qu’un explorateur se serait endormi épuisé sous cette cavité un soir et au petit matin aurait découvert émerveillé ce sous quoi il avait dormi.

De récentes recherches ont mis au jour que la dénommée dame blanche, star de cette peinture, serait en réalité un homme et plus précisément un médecin ou un chaman de l’époque et ses jambes blanches ne seraient que parure…

7 – Chez les Himbas

Ce matin nous prenons la direction d’un village de Himba ouvert au tourisme. La rencontre avec cette tribu est intéressante bien que nous ayons conscience de l’étrangeté de la situation, on ressent une gène et en même temps l’envie d’en apprendre plus sur leur mode de vie.

Demain nous prendrons la route vers le parc National d’Etosha.


Namibie – Partie 3 – Safari