Chine – Partie 2 – Au pays des pandas

4 – Chongqing,une mégapole dont nous n’avions pas entendu parler

Nous atterrissons sous un nuage de pollution dans la région du Sichuan, à Chongqing, grande agglomération de 34 millions d’habitants (et encore ce n’est pas finit elle croit de 300 000 habitants par an). C’est fou de se dire que nous n’avions jamais entendu parler d’une ville de cette taille. Ici tout est démesuré, l’agglomération s’étend sur 82  400 kilomètres carrés soit la superficie de l’Autriche! On se pose la question pour tout déplacement, chaque station de métro nous fait économiser une bonne heure de marche et on se sent tout petit!

La ville est animée, très moderne même si quelques temples subsistent entre les gratte-ciel.

A l’intérieur du temple, certains moines pratiquent la calligraphie. A l’extérieur tout est en travaux, comme l’est tout le pays en général. Tout est en construction, routes, bâtiments d’affaires, logements: soit le pays s’attend à une croissance démographique phénoménale ou à un exode rural encore plus fort que ce qu’il n’a été, soit une crise de l’immobilier se prépare!

Après moultes difficultés à trouver notre chemin dans cette ville dantesque, ou bien entendu personne ne parle anglais, on tente “l’art district” de la ville (situé à 12 kilomètres du centre tout de même). On s’y régale de couleurs et des quelques rues consacrées à l’expression artistique chinoise que l’on n’aurait pas cru aussi libérée.

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La grande ville asiatique, vibrante, polluée, dense et étouffante de chaleur c’est un peu trop pour nous, allons voir les pandas en bullet train!

 

5- Chengdu: au pays des Pandas

Les pandas, les pandas, les pandas, nous sommes surexcités à l’idée d’approcher ces boules de poils qui sont une des raisons principales de notre choix d’inclure l’empire du milieu dans notre itinéraire. Dans l’attente du jour bénît de notre visite aux pandas, nous partons pour un tour de la “petite” ville de Chengdu (14 millions d’habitants, hum!).

Ici, comme dans une grande partie de la Chine, les parcs sont des lieux où les gens vivent, papotent, et se retrouvent au coin d’un thé. Bon ici tout particulièrement quand même, au point que les pékinois se lamentent sur la paresse des habitants du Sichuan qui passeraient leur temps dans les maisons de thé et dans les parcs à siroter toute la journée. Des bestioles se cachent aussi dans leurs plans d’eau: des tortues, des crapauds, des carpes, tout ce petit monde est bien nourrit par les passants.

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On souhaite se cultiver un peu et nous atterrissons dans une petite maison de thé qui offre tous les après-midi un spectacle d’opéra. Cet art est très réputé dans le Sichuan, mais malheureusement on y trouve pas vraiment notre compte, beaucoup de jérémiades et de cris théâtralisés.

C’est assez amusant surtout que nous sommes les deux seuls occidentaux de la salle et donc chouchoutés par les habitants du quartier venus assistés à ce divertissement. Nous quittons la salle sur la pointe des pieds pour notre cours de cuisine dans l’arrière salle de l’auberge. La cuisine du Sichuan est connue pour être la plus épicée de la Chine et pas loin d’une des plus épicée au monde. C’est simple on ajoute du piment, de l’eau qui a servi a tremper les piments, du poivre qui insensibilise le visage, du gingembre, des oignons de printemps et de l’ail, puis on se régale de cette nourriture jusqu’à en avoir la bouche complètement brulée!

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Nous passons la soirée dans le quartier tibétain, en effet Chengdu est la dernière grosse agglomération à l’est du pays avant le Tibet. Dans ce quartier on croise des moines et des tibétains en habit traditionnel à faire leurs courses dans chaque coin de rue.

 

 

Quelques centaines de mètres plus loin, un ancien quartier conservé de la ville offre des possibilités aux photographes en herbe de se replonger dans la Chine d’antan mais aussi dans le monde des mangas!

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Aujourd’hui c’est enfin le grand jour, nous nous rendons dans la réserve des pandas de Chengdu. On y est à l’ouverture et nous avons la joie d’obtenir les premiers tickets de la journée. On file à la rencontre de ces animaux et les premiers que l’on voit sont d’un genre différent: les pandas roux!

Plus petits, plus vifs, ces pandas ont en fait été découverts avant les pandas géants à qui ont a donné le même nom du fait d’une certaine ressemblance. Ils sont mignons mais allons tout de même voir leurs grands frères!

Nous sommes bouche bée devant ces bêtes qui sont vraiment chou. On se rend cependant à l’évidence; les deux seules activités des adultes, qui sont en général très solitaires, sont de manger leurs bambous et de dormir. Ces animaux sont présents essentiellement en Chine et sont en danger d’extinction. En effet, ils ont un régime très stricts de bambous et encore seulement certains bambous font le régal des pandas. Ceci, devient un véritable challenge à l’état naturel avec le dérèglement climatique et l’invasion de l’homme sur leurs territoires. Il reste environ 2 500 pandas en Chine dont 500 en captivité.

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Ce petit bout de panda pèse un millième du poids de la mère, il a déjà sa couleur de panda ce qui signifie qu’il a plus d’une semaine.

 

 

La réserve que nous visitons est un centre de reproduction où les scientifiques prennent soin des bébés pandas afin de protéger l’avenir de l’espèce. La réintroduction dans le monde sauvage n’est pas facile, mais le nombre de nouveaux nés, 15 dans le centre en 2015, est encourageant.

 

 

 

Si nous allions justement voir à quoi ressemble les bébés nés il y a 18 mois :

Eux ils sont vraiment adorables, ils chahutent les uns avec les autres, se font tomber, escaladent, grignotent les bottes des soignants qui rentrent dans l’enclos, ils sont comme des petits fous.

Il est temps pour nous de rebrousser chemin et de les laisser s’amuser, au revoir les amis. Un dernier petit tour en ville et un diner de hot pot (fondue chinoise très très épicée) puis nous prenons la route de la capitale.

Chine – Partie 3 – Pékin, le centre du pays, et même du monde selon l’empire