Thaïlande – Partie 2 : Voyage au pays des éléphants

 3 – Surin Project

DSCF06163 taxis 8 heures de bus plus tard, nous voilà arrivés au Nord de la Thailande à la frontière cambodgienne dans un petit village nommé Bah Ta Klan. Il est surnommé village des éléphants car plus de 200 éléphants sont présents dans la zone. Au milieu de tous les pachidermes une ONG a vu le jour: le Surin Project.

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Cette association a pour but de sortir les éléphants des travaux de la forêt ou des cirques où ils ne recoivent pas le traitement approprié. Dans les attractions touristiques, il est souvent proposé de monter sur cet animal pour faire une ballade, or son squelette n’est pas du tout adapté à cette chevauchée contrairement à celui d’un cheval. L’association propose au Mahout, qui s’occupe de l’éléphant ou à son propriétaire de le rémunérer en échange d’une journée au camp en semi-liberté. A ce jour seulement 6 éléphants et 1 éléphanteau sont présents au camp.

Nous sommes accueillis par une cérémonie de bienvenue dans laquelle les mahouts nous attachent chacun un bracelet en signe de bénédiction et de protection. On partage le “sticky rice” de l’amitié et faisons connaissance avec les 10 autres participants; que des filles!

Nous prenons nos “quartiers”dans une petite maison en bois sur piloti qui est louée aux volontaires dans le village; pas de douche, il faut sortir pour se rincer à l’aide d’un tuperware plongé dans un tonneau. C’est rustique mais c’est le prix pour vivre ici avec les éléphants. De notre fenêtre on peut:

La nuit est chaude et un peu bruyante, beaucoup d’animaux aux alentours surtout que de bon matin nous avons un programme bien chargé :

On s’y met sous une chaleur de fou, et au bout d’une demi-heure l’effort s’arrête et on doit rentrer au camp. Par la suite on va ballader les éléphants et on les regarde se baigner, on ira aussi visiter une fabrique de papier issu de la matière fécale des éléphants qui mélangée à quelques produits chimiques donne de beaux souvenirs pour les touristes.

On se dit que c’est le premier jour et que le lendemain nous allons vraiment commencer à travailler! De bonne heure, nous repartons aux champs et à notre retour une quizaine d’ados d’un camp de vacances sont là et on nous dit qu’il vont passer la journée avec nous! Gloups, finit la baignade en tête à tête avec les éléphants ou nos espoirs de réaliser un travail qui pourra aider les éléphants, notre camp ressemble plus à de l’eco-tourisme qu’à du volontariat.

Notre déception est grande et nous pensons à écourter le séjour tout en essayant de profiter des quelques jours restants. On s’est tout de même fait des copines et le soir avec Joe on joue aux cartes et on rigole bien.

Les jours suivants il y a pas mal de temps morts dans le hamac entre deux ballades d’éléphants et un peu de project work.

Il fait très chaud nuit et jour et certaines filles tombent malades. Les éléphants eux se protègent en s’aspergeant de terre, ainsi ni les rayons du soleil ni les moustiques n’abiment leur peau.

Dans le village on croise de tout:

Aujourd’hui on nous fait visiter un petit musée à côté du parc à touristes , on comprend mieux pourquoi il ne faut pas s’assoir sur un éléphant: sa colonne vertébrale n’est vraiment pas faite pour ça!

Eux se sont trois copains qui ne se quittent jamais. Il se baignent ensemble, sortent de l’eau ensemble et quand l’un d’entre eux s’énerve et grogne les autres aussi.

Pour notre dernier jour nous sommes ravis de rencontrer des enfants de l’école d’à côté qui viennent pratiquer leur anglais une heure avec nous. Certains parlent super bien pour leur âge, d’autres pas un mot. Ils nous racontent plein de choses intéréssantes, leurs animaux préférés, leur nourriture favorite, on essaye de se comprendre parfois avec des gestes quand les mots manquent.

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Soudain, on voit un oiseau attaquer quelque chose au plafond, un serpent! Aie, tout le monde se met à crier ce qui fait fuir la bête.

 

 

Dernière ballade avec les éléphants

Le lendemain nous partons pour la frontière cambodgienne que l’on passe à O’Smach. Pour y aller, deux petites camionettes et un mini-van et enfin nous atteignons le poste. Là quasiment pas d’occidentaux, tout le monde attend dehors mais deux agents nous demandent de rentrer dans leur bureau. Ils ferment la porte, puis la fenêtre et nous regardent bizarrement en nous demandant de payer le visa. Ils ont l’air super déçus lorsqu’on leur donne le compte rond puis ils nous demandent l’air un peu gêné si l’on pourrait pas leur filer un petit billet. Leur argument: l’argent du visa c’est pour leur gouvernement pas pour eux, quand on refuse ils arguent que l’on doit leur payer leur bouteille d’eau, bref on sent le traquenard et refusons poliment. Ils finissent par nous laisser tracer notre chemin de l’autre côté de la frontière à regret.